Une soirée de débat avec le projet « Jeu suis migrant »

Formation

La soirée « Jeu suis migrant » organisée par l'Unité de recherche Migrations et Sociétés s’est déroulée jeudi 18 mai dans les locaux de la Maison des Sciences de l'Homme à Saint Jean d’Angely. Le temps d’une soirée, vingt participants et 3 organisatrices se sont mis dans la peau de six migrants à travers un jeu de rôles. Entre découvertes, échanges et choc vis-à-vis de la réalité, la soirée « Jeu suis migrant » s’est révélée riche d’enseignements tant pour les participants que pour les organisatrices.

13-06-2017

Jeudi 18 mai, peu avant l’arrivée des participants, les organisatrices à l’initiative « Jeu suis migrant » s’activent. L’équipe, composée de 3 doctorantes en sociologie, présente aujourd’hui une version-test d’un projet visant à sensibiliser les jeunes sur les questions migratoires. Cette soirée s’inscrit dans un projet plus large intitulé « Le Printemps de l’URMIS » présentant deux soirées sur le thème de l’immigration et de ses problématiques.

Le projet a démarré pendant l’été 2016 dans les laboratoires de l’URMIS, après plusieurs discussions, « Jeu suis migrant » a émergé avec une problématique majeure « comment stimuler les jeunes sur la question de l’immigration tout en restant ludique et en sortant d’un format académique ? ». L’idée de la simulation est alors venue rapidement tout comme le message central « n’importe qui peut être migrant ». Le projet sera d’ailleurs présenté à la rentrée 2017-2018 dans différents collèges et lycées de la région.

Après une introduction du projet, les participants se sont regroupés en équipe, chaque groupe ayant un livret avec l’histoire de Mary, Bright, Gina, Alpha ou Sara. A travers le livret, les groupes ont ainsi dû faire les bons choix pour réussir à quitter le pays d’origine et s’intégrer en France. Au travers de l’aventure, les participants ont ainsi été confrontés aux différents obstacles rencontrés par les migrants. Un exercice difficile, mais semblable au quotidien et aux enjeux des migrants. Une fois le jeu fini, un long débat a été organisé, après une restitution des différentes histoires, l’ensemble des participants a ainsi échangé, débattu et posé des questions sur des points abordés lors de l’expérience. De nombreux apports et réactions ont été abordés, tant sur la question des associations, des centres de rétention ou de la situation des mineurs. En un mot, l’expérience a fait réagir.

Pour Sarah, en Master 1 d’économie, venue par curiosité, l’objectif principal était « d’en savoir plus sur la situation des migrants et d’échanger sur la question. ». Pour elle, la soirée était « bien interactive », elle continue « j’ai appris beaucoup de choses tant avec les témoignages qu’avec les livrets. ». C’est aussi le point de vue de Laura, maître de conférences en science du sport : pour elle l’expérience a été enrichissante, mais aussi essentielle «j’ai vu cette soirée comme une expérience humaine, pouvoir se mettre à la place des autres est essentiel. »

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