Projet 5 : Artefacts

Porteurs de projet

Personnes réellement impliquées (effectif global + détail nom, statut, laboratoire) :

Laboratoires et/ou équipes UNS concernés

Partenaires

Objectifs

Depuis quelques années, la croissance massive du nombre d’appareils connectés a conduit à des changements d’usage et de comportements chez leurs utilisateurs. Après avoir intégré nos appareils du quotidien et nos systèmes de transport, les systèmes numériques miniaturisés ont été en mesure d’offrir des services au plus proche de l’être humain. Tout d’abord portés à des fins de surveillance sportives ou médicales, ces dispositifs seront bientôt incorporés en tant que prothèses afin de suppléer à certains organes déficients, voire d’augmenter certaines fonctions perceptives ou cognitives. La question se pose alors de leur apprentissage, de leur appropriation, et de leur intégration dans leurs environnements quotidiens par ceux qui les utilisent. 

Et la question se posera d’autant plus avec les futurs systèmes numériques à l’état encore de prototypes qui se comporteront comme des extensions cérébrales d’aide à la cognition, de suppléance sensorielle ou de prothèses neuronales hybrides. Les possibilités de ces nouveaux objets connectés à la pointe de la technologie émerveillent déjà autant qu’ils effraient. Aujourd’hui, les avancées technologiques convergentes des antennes miniatures et de l’électronique faible consommation ont permis de développer au sein d’UCA des systèmes innovants dont les services (localisation ou monitoring) transforment les activités où ils sont mis en oeuvre. Demain, cet effet se trouvera démultiplié avec les prochaines technologies développées au sein du laboratoire LEAT qui seront en mesure d’y associer IA et réseaux de neurones artificiels électroniques capables d’apprentissage voire de communication directe avec les neurones biologiques. Les partenaires du projet Artefact proposent que ce sujet, souvent imposé par les géants américains ou simplifié par des médias de vulgarisation, soit enfin traité et réapproprié par l’Université de manière interdisciplinaire. 

Le projet associe pour cela des chercheurs et enseignants-chercheurs électroniciens, sociologues, psychologues, informaticiens et scientifiques des neurosciences. L’objectif sera d’aller de la conception de la nouvelle technologie à l’accompagnement de sa mise en oeuvre. Une thèse verra la conception du nouveau dispositif en mesure de répondre dans des environnements embarqués, et en parallèle l’équipe construira les hypothèses permettant de penser et d’anticiper son application, sur les plans psychologique, social et éthique, en répondant aux questions de fonctionnalité, d’expérience, et d’acceptabilité, c’est-à-dire : Comment le système humain-prothèse opère-t-il ? Quelle est l’expérience qui est faite d’un tel dispositif ? Comment le couplage humain-prothèse s’intègre-t-il dans des contextes d’application réels ? Pour cela nous identifions des dispositifs suffisamment proches de la future technologie sur les dimensions précises que nous voulons explorer. Ensuite nous soumettons à l’expérimentation, en laboratoire et en situations naturelles, ces dispositifs agissant comme artefacts numériques de niveau croissant d’assistance cognitive. 

 

 

Implication de la MSHS :

 

Ce projet prolonge le travail mené au cours du séminaire “Artefacts numériques et Matérialités” organisé par Bernard Conein, Lise Arena et Alexandre Monnin dans le cadre d’une collaboration GREDEG / INRIA développée au sein de la Maison des Sciences de l’Homme et de la Société Sud-Est (MSHS) dans son axe “Technologies numériques, communautés et usages” (axe 2), avec notamment l’invitation de Michael Wheeler (Stirling University) (« The Knowledge Ecology: Epistemic Credit and the Technologically Extended Mind ») et David Kirsh (University of California, San Diego) (« Thinking with Our Body and Other Things »). 


Chercheurs de la MSHS impliqués :

Bernard Conein (GREDEG)

Manuel Boute (GREDEG)

Xavier Corveleyn (LAPCOS)

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