Une conférence « performance sportive » très appréciée par un public de haut niveau !

Formation

Jeudi 11 mai dernier, un public de plus de 80 personnes s’est inscrit pour la conférence « Performance sportive : affutage pré-compétition et outils innovants d’analyse » qui a eu lieu dans les locaux du Musée National du Sport. Pour l'occasion, une visite exceptionnelle du musée a été organisée !

18-05-2017

Accueillies par Serge Colson, Doyen de la Faculté des Sciences du Sport-UFR STAPS, dans un cadre aussi surprenant et singulier que le Musée National du Sport, les nombreuses personnes venues assister à la conférence jeudi 11 mai dernier, ont pu profiter d'une visite du musée avant de se rendre dans l'auditorium.

La conférence intitulée « performance sportive : affutage pré-compétition et outils innovants d’analyse » a débuté par une brève introduction du Doyen, qui a tenu à remercier particulièrement le Musée National du Sport pour son accueil ainsi que la Commission de la Recherche de l’UNS, sans qui la réalisation de ce projet n’aurait pas été possible.

Yann Le Meur, Docteur en Sciences du Sport et Conseiller Scientifique à l'AS Monaco, a ensuite entamé sa présentation portant sur la phase d’affutage, période située juste avant la compétition durant laquelle l’athlète doit se préparer pour être à son meilleur niveau de performance le jour J.

A travers une approche essentiellement basée sur les disciplines à dominance énergétique (disciplines aérobies : marathon, natation, cyclisme, etc.), Yann Le Meur nous a donné la primeur des résultats obtenus lors de recherches menées par le laboratoire LAMHESS : le sportif de haut niveau doit, pour augmenter sa performance, diminuer son degré de fatigue développé durant les phases d’entrainements préalables, tout en maintenant l’intensité des séances d’adaptations par l’entrainement. Ainsi, on note que pour réduire la fatigue à l’approche d’une compétition, mieux vaut préserver l’intensité des entrainements tout en réduisant le volume. En effet, un pic de performance est obtenu lorsque le sujet réduit son volume de 20% à 40%, voire de 50%. La baisse du volume est donc recommandée durant les phases d’affutage tout en veillant toutefois à maintenir la fréquence des séances d’entrainement. La durée idéale de la phase d’affutage doit varier entre 15 jours et 3 semaines maximum. En amont de la phase d’affutage, il est recommandé de programmer des blocs d’entrainement intensifs sans aller jusqu’au surentrainement (pouvant créer une dégradation du niveau de performance). Ne pas enchainer ces phases plus de 3 fois par an. Et prendre également en compte les différences interindividuelles des athlètes.

Des travaux de recherche sur cette thématique ont ensuite été présentés par Bruno Marrier, Docteur en Sciences du Sport et chargé de recherches à la Fédération Française de Rugby. Il a illustré la stratégie d’affutage par un exemple concret en sport collectif auprès de l’équipe de France de Rugby à 7, lors de la saison de préparation du tournoi Olympique de Rio.

Jean-Benoît Morin a complété ce thème en présentant une série d’applications disponibles sur smartphone et tablette permettant de faciliter l’analyse de centaines de variables et afin d’aider l’entraineur à suivre la charge d’entrainement et les qualités physiques des athlètes.

 

Marie Roggero

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